A sept ou huit ans , je me réveillais après la sieste obligatoire du samedi après-midi, les cheveux ébouriffés et emmêlés, une natte complètement défaite. Les joues humides , à cause du caprice pour ne pas dormir. Je constatais bien évidemment qu'à force de verser des larmes , le sommeil me rattrapait tout de même. Je bondissais de mon petit lit en tirant la couette, et je réveillais ma petite soeur. On était si proches , je pouvais rien faire sans elle. On courrait alors dehors pour jouer , et sortir de l'appartement. Les autres garçons nous jetaient parfois des cailloux mais la voisine du dessous rigolait bien avec nous. On peignait des cailloux comme bon nous semblait. Puis les après-midi d'été , on enjambez tous les barrière pour sauter dans le petit ruisseau qui longeait l'immeuble , et on se baignait dedans. On essayait de faire un plongeon correct. Puis les éclaboussures fusaient dans tous les sens. Certains après-midi aussi , on osait traverser la route pour aller chercher des malabars au petit bar d'en face, ce que nos parents ne voulaient pas toujours. Je me souviens de ces instants, de ces personnes dans le bar , homme chics , un journal à la main , en train de boire un café et fumer une cigarette. Ou bien alcooliques qui nous reluquaient le derrière. On faisait pas réellement attention à tout ça , tant qu'on pouvait faire des bulles avec nos chewing-gum, tout allait bien. On rentrait chez nous le sourire jusqu'aux oreilles. Le lendemain on s'amusait à coiffer et à maquiller la voisine qui elle faisait de même sur nous. On goutait chez elle des tartines grillés à la confiture, puis on inventait des chorégraphies sur des musiques qu'on adorait à l'époque. On pouvait aussi bien trainer dans les champ accroupi à attendre qu'on nous trouve. On trainait un petit peu le soir , puis on finissait par rentrer. Maman nous avait préparé un bon gâteau au chocolat , ou des crêpes. Certains dimanches on sortait faire une balade au bord du lac en famille , papa nous courrait après dans l'herbe , et la grande soeur jouait avec nous au ballon et dans les jeux , maman nous regardait. Puis le soir , on préparait la semaine d'école qui nous attendait. Tous les midis on partait à pied reprenaient, le petit cartable sur le dos , les copines dans la cour , les marelles et les maisons en feuilles. Les samedi après midi à fêter nos anniversaires avec les copines , la chaise musicale , le karaoké , le jeu du gout.. Puis les semaines à nouveau. Et les grandes vacances avec papa et maman , les glaces le soir dans les ruelles , éviter la foule en étant sur les épaules de papa , se baigner dans la mer , jouer avec les cousins , contempler ce qui nous entourait , ce renouveau. Passer des heures dans la voiture sur l'autoroute à manger les bonbons que maman avait pris soin de nous acheter. Et on rentrait. Les semaines de cours , les siestes du samedi , les weekend variés, les sorties en familles , les bêtises avec les voisins, les fous rire avec les copines d'écoles , les voyages scolaires, les devoirs, les essaies de cuisine pour au final avoir une tarte ratée , les cafés avec mamie le mercredi après midi, puis les gouter... revenaient
Quand on y repense , l'enfance c'était pas si mal.